28.05.2008
NS se lève tôt
Bien que je fasse partie de cette France qui se lève tôt, ce n'est pas pour écouter ou voir NS à la radio ou à la télévision car j'ai ma journée gâchée.
Il a emmené sa grande brunette à Rungis dès 5 heures du matin.
Il a voulu reprendre la main sur le devant de la scène politique en montrant qu'il est toujours là, qu'il pense à nous, mais surtout qu'il n'a aucune proposition concrète pour nous. Il parle de ce que l'on sait déjà : une vie chère, de plus en plus chère, plus chère qu'ailleurs.
Beaucoup de prudence donc dans ses déclarations afin de ne pas heurter les Français et la Commission Européenne. Ses propositions concernant la hausse du prix du carburant ne va pas profiter à ceux qui sont déjà en grève : les pêcheurs (rejoints par nombre de pays européens), ceux qui vont l'être (routiers, agriculteur) et ceux qui ne disent rien mais subissent. Le carburant est depuis le début de l'année un budget énorme pour tous ceux qui travaillent et prennent leur voiture pour aller travailler, surtout ceux qui ne peuvent pas prendre les transports en commun.
Il a encore une fois désamorcé des propos de son propre camp en affirmant que la redevance ne serait pas augmentée afin de financer la perte de publicité du service public, que la retraite à 63 ans et demi, il ne fallait pas y compter. Il s'est engagé aussi sur la durée légale de travail qui resterait à 35 heures, mais quid des négociations en entreprise.
Mais il a surtout mis en avant ses réformes sur les heures supplémentaires, la concurrence et l'intéressement, lesquelles selon lui ont dopé la croissance et l'emploi et réaffirmé que tout se passe bien entre son Premier Ministre et lui, mais alors pourquoi parle-t-il pour se défendre et défendre encore son programme ? Mais ce n'est pas ce que l'on peut lire ou entendre ici ou là.
Parlons-en de l'intéressement, de la participation.
On sait qu'il veut abolir le blocage automatique de la participation afin de donner du pouvoir d'achat.
Ce déblocage est bien entendu imposable.
On donne aux salariés l'argent qui leur revient mais on le reprend d'un autre côté avec les impôts. Donc, ce n'est pas donner du pouvoir d'achat. Peut-être à court-terme, mais à moyen et long terme, non, puisque les revenus imposables augmentent et le taux d'imposition aussi.
On sait par contre que l'intéressement n'est pas obligatoire dans les entreprises, mais il veut que les entreprises le proposent et bénéficient donc d'un crédit d'impôt.
Je ne pense pas que cela soit la solution, car actuellement les entreprises éprouvent beaucoup de difficultés financières, n'investissent pas, attendent. Elle attendent surtout de voir ce qui se passe et actuellement ils ne prennent aucun engagement envers leurs salariés et encore moins envers leur entreprise. Le nombre de petites entreprises qui ferment est très important et va s'accroître dans les mois à venir.
09:41 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, politique, participation, intéressement, pouvoir d'achat
02.03.2008
Participation, intéressement
13:06 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, politique, participation, intéressement